Native de Villefranche sur Saône, Floriane Brement a suivi un cursus littéraire (licence et master) avant de devenir enseignante en Bourgogne, où elle vit à présent. Romancière et nouvelliste, elle écrit depuis son plus jeune âge. Incommensurable bavarde, ses proches lui ont souvent demandé d’« abréger », elle a donc choisi deux métiers où personne ne pourrait lui couper la parole… Son premier roman, La Fille Mystérieuse, a été publié en 2010. Avec lui, elle explore une de ses premières passions, la fantasy. Elle est également passionnée de mythologie grecque ce qui aboutira à des recueils de nouvelles sur ce sujet. Elle aime également la lecture et les voyages, qui très souvent lui servent de déclencheur pour de nouvelles idées et de nouveaux projets littéraires. Il n’est pas rare que la découverte d’un paysage ou une conversation fortuite ne lui offre les fondations d’une nouvelle histoire.
Son interview ...
Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ?
Oui, j’ai toujours voulu devenir écrivain, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai commencé à écrire mon premier roman à douze ans et que je l’ai publié à dix-neuf.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire des livres ?
Ce qui me donne envie… Tout d’abord ce besoin d’évasion. C’est étrange à expliquer, on va dire que j’ai besoin de sortir de ma tête et de laisser libre cours à mon imagination. Ensuite, j’écris parce que cela me permet "d’exotériser" des émotions, positives ou négatives. Enfin, le fait d’écrire me donne toujours plus envie d’écrire. L’imagination, c’est un peu comme un muscle. Quand tu l’entretiens, tu as toujours de nouvelles idées et c’est ce qui m’arrive. J’ai à peine fini la rédaction d’un ouvrage que j’ai des idées pour un autre.
Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?
La lecture ?
D’accord, c’est de la triche. J’aime beaucoup regarder le sport, avec une préférence pour le basket. J’ai longtemps pratiqué, moins à présent. J’aime également beaucoup le théâtre.
Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?
Les bons côtés, c’est que tu es la plupart du temps ton propre maître. Tu fixes tes horaires pour écrire, pour corriger, pour promouvoir ton livre etc. Il y a aussi ce lien privilégié que tu as avec tes personnages, ton univers, qui n’appartient qu’à toi, et ce jusqu’à la publication du livre. Les mauvais côtés ? La correction ! Et également tout le travail de fourmis dans l’ombre (communication, démarchage etc.) qui ne porte pas forcément ses fruits.
Où écrivez-vous ? À quel moment de la journée ? Combien de temps consacrez-vous à l’écriture ?
Je n’ai pas d’endroit spécifique pour écrire. J’ai un support en revanche. J’adore écrire à l’ancienne, sur des carnets. En outre, je peux écrire à n’importe quelle heure de la journée, même si j’essaie d’éviter le soir. En effet, je sais quand je commence, jamais quand je termine. Aussi, le temps d’écriture est variable. Ça peut aller d’une dizaine de minutes dans la journée à une dizaine d’heures dans les grands moments d’inspiration. En moyenne, je dirais une bonne heure.
Travaillez-vous sur ordinateur ou sur papier ?
Principalement sur papier, mais je ne néglige pas l’ordinateur. Je modifie le jet papier lorsque je le retranscris sur l’ordi. Et parfois, j’écris quelques passages directement en numérique.
Quel est votre livre préféré ?
J’en ai plusieurs. Quelques-uns d’ailleurs figurent dans Traverlers. On peut citer Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, mais romans modernes, il y a aussi Harry Potter de JK Rowling et Percy Jackson de Rick Riordan.
Où trouvez-vous votre inspiration ?
Elle vient d’un peu partout. Ça peut être d’une scène anodine de ma vie quotidienne, d’une lecture, d’une parole d’une personne, d’un objet insolite que je vais croiser, même d’un défi ! Par exemple, un de mes romans fantasy est né parce que, dans une maison où je faisais du babysitting, deux miroirs se faisaient face. Or cela crée une perspective infinie, comme un chemin, et là j’ai imaginé un personnage s’aventurer à travers ce passage. Traverlers, lui, est issu d’une boutade d’une connaissance.
Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?
Il n’y a aucun fait réel. En revanche, parfois, j’insère quelques anecdotes personnelles pour donner plus de corps à mes personnages.
Improvisez-vous au fil de l’histoire ou connaissez-vous la fin avant d’écrire ?
J’ai mon fil rouge avant de commencer à écrire même si je me laisse une marge de manœuvre, une sorte de libre arbitre de mon personnage.
Combien de temps passez-vous à écrire un livre ?
Je dirais six mois environ pour mes romans, deux fois moins pour mes nouvelles, dix fois plus pour le recueil de poèmes que j’essaie vainement de composer.
Parlez -nous de vos ouvrages.
Je suis à la fois romancière et nouvelliste. Pour mes romans, ils tournent majoritairement du côté de l’imaginaire. Il y a trois séries de fantasy, une série coécrite en SF, un roman fantastique et bientôt, il y aura une romance. Du côté des nouvelles, j’écris beaucoup sur la mythologie, mais j’ai également écrit un recueil où je nous plonge dans l’intériorité d’un personnage.
Parlez-nous un peu de vous.
En plus d’être écrivain, je suis enseignante de français et langues anciennes en Bourgogne ce qui rythme en grande partie ma vie. En outre, je suis également bénévole dans une association littéraire, qui organise chaque année un salon du livre et je ne suis pas une grande fan d’animaux, désolé. Autant ils peuvent vivre paisiblement leur vie, je ne leur ferai pas de mal et ne les approcherai pas, autant j’apprécie qu’ils en fassent autant. Quoi d’autres à dire à part que je suis très maladroite et qu’avec moi une histoire banale peut souvent devenir cocasse. Des amis m’ont même conseillé d’écrire une autobiographie humoristique sur les déboires amusants de ma vie…
Et la suite ?
Eh bien que dire de plus… Je suis une Caladoise, fière de ses origines. C’est pourquoi, j’envisage, même s’il n’y a rien de concret, d’écrire sur Villefranche et le Beaujolais. Il y aura évidemment d’autres romans fantasy, d’autres recueils aussi. Mais j’ai également quelques projets personnels qui vont requérir toute mon attention d’ici 2026. De belles surprises, j’espère, pour vous, lecteurs, comme pour moi.


